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Un sondage de Crisis24 révèle un angle mort dans les salles du conseil : la majorité des dirigeants affirment être prêts pour la prochaine crise. Leurs propres réponses suggèrent le contraire.
Un nouveau sondage de Crisis24 révèle un « paradoxe de la préparation » chez les hauts dirigeants aux États-Unis, où une confiance généralisée masque des angles morts persistants en matière de détection des crises et de réponse à celles-ci.
ANNAPOLIS, Md., le 28 avril 2026 – Un nouveau sondage mené auprès de 303 hauts dirigeants d’entreprises américaines, réalisé par The Harris Poll pour le compte de Crisis24, une plateforme mondiale renforcée par l’IA de gestion intégrée du risque, de sécurité axée sur le renseignement, d’opérations médicales, de protection personnelle, de conciergerie médicale et de consultation en cas de crise, révèle un écart frappant entre la perception qu’ont les dirigeants de leur niveau de préparation face aux perturbations majeures et ce que les données révèlent réellement sur leur bilan.
Tous les répondants ont décrit l’approche de leur organisation en matière de planification en cas de crise comme étant proactive. Tous les dirigeants ont affirmé être confiants dans leur capacité à détecter les risques émergents avant leurs concurrents. Pourtant, lorsqu’on les a interrogés plus précisément, un tout autre constat a émergé : 93 % ont admis que leur entreprise avait déjà manqué des signaux d’alerte liés à des crises ou à des perturbations, et un répondant sur quatre affirme que cela se produit fréquemment, voire tout le temps. Près de la moitié (48 %) reconnaissent que leur équipe de direction est souvent prise au dépourvu par les changements du marché et les pressions externes.
Ces résultats mettent en évidence ce que Crisis24 appelle un « paradoxe de la préparation » : un écart entre la confiance exprimée en salle du conseil et la réalité opérationnelle, qui expose les entreprises à des risques, souvent sans qu’elles en aient pleinement conscience.
« Ces données devraient sonner l’alarme », a déclaré Sid Kosaraju, président de Crisis24. « Les dirigeants sont sincèrement convaincus d’être prêts à faire face aux crises et aux perturbations, mais lorsque presque tous admettent également avoir manqué des signaux d’alerte, cette confiance commence à ressembler en elle-même à une vulnérabilité. Les organisations qui sortiront les mieux positionnées de la prochaine crise sont celles qui sont prêtes à remettre en question leurs propres hypothèses quant à leur véritable niveau de préparation. La mise en place de structures, de processus et d’outils appropriés permet également aux organisations de mieux saisir les occasions en période d’instabilité. »
Des angles morts aux coûts mesurables
Le sondage a quantifié l’impact financier des signaux manqués. Tous les répondants ont indiqué que leur entreprise avait subi un impact financier lié à une perturbation récente, et plus d’un quart (28 %) estiment que le coût a atteint 25 millions de dollars ou plus pour un seul événement. L’impact médian s’est établi à 2 millions de dollars.
Les hauts dirigeants ont également estimé que près de la moitié (46 %) du temps de leur équipe de direction est consacrée à réagir aux crises immédiates plutôt qu’à se préparer aux crises futures. Et lorsqu’on leur a demandé si les parts de marché perdues au cours de la dernière décennie auraient pu être préservées grâce à un accès plus rapide aux renseignements pertinents, 60 % ont répondu que plus d’un quart de ces pertes étaient évitables.
L’instabilité géopolitique était déjà une préoccupation majeure avant le conflit avec l’Iran
Le sondage a été mené au premier trimestre de 2026, avant le déclenchement du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Même à ce moment-là, les données montraient que le risque géopolitique pesait lourdement sur les équipes de direction.
Près de quatre répondants sur cinq (79 %) ont indiqué que les événements géopolitiques récents avaient obligé leur entreprise à revoir sa stratégie de gestion de crise. Quarante-cinq pour cent ont déclaré se sentir insuffisamment préparés à l’instabilité géopolitique en particulier. Et plus du quart (26 %) des équipes de direction qualifient leur anxiété face à l’instabilité mondiale et à son impact sur leur entreprise d’élevée ou sévère, tandis que 81 % conviennent que cette anxiété influence directement la prise de décisions stratégiques au sein de leur organisation.
« Ces résultats étaient déjà préoccupants plus tôt dans l’année », a affirmé Sid Kosaraju, président de Crisis24. « Depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient, l’environnement de risque mondial n’a fait que se complexifier. Pour les entreprises qui exercent leurs activités à l’international, ou dont les chaînes d’approvisionnement touchent des régions instables, la capacité à anticiper les perturbations n’est plus un atout souhaitable. C’est une nécessité stratégique. »
Trop de données, pas assez de clarté
Le sondage a mis en évidence une tension manifeste entre le volume d’information que les organisations recueillent et leur capacité à en tirer parti. Les deux tiers (67 %) des dirigeants ont convenu que leur organisation a accès à de grandes quantités de données, mais peine à les convertir en renseignements exploitables et hiérarchisés par ordre de priorité. Plus de la moitié (56 %) ont pointé un décalage entre les données recueillies et leur capacité à les utiliser pour prendre rapidement des décisions stratégiques en situation de crise.
Lorsqu’on leur a demandé ce qui empêche leur entreprise de détecter les crises plus tôt, les principaux obstacles cités étaient la surcharge d’information (46 %), le bruit excessif dans les données (43 %) et la difficulté à établir la crédibilité ou la pertinence des données (42 %). Par ailleurs, 68 % ont mentionné une forme d’incapacité à prévoir les perturbations d’affaires comme obstacle, notamment l’absence de solutions externes adaptées, de capacités internes et de ressources dédiées.
Les dirigeants se tournent vers l’IA pour combler l’écart
Malgré ces défis, le sondage a révélé un fort attrait pour les solutions technologiques. Quatre-vingt-cinq pour cent des répondants ont désigné l’utilisation accrue de l’intelligence artificielle comme l’une des principales occasions de croissance pour leur entreprise en 2026, devant les lancements de nouveaux produits (64 %), l’expansion sur de nouveaux marchés (56 %) et la transformation numérique (57 %). Lorsqu’on leur a demandé ce qui renforcerait le plus leur résilience au cours des trois prochaines années, l’utilisation accrue de l’IA est de nouveau arrivée en tête (63 %), suivie de l’investissement dans les nouvelles technologies et l’analytique (50 %) et d’une meilleure capacité de prévision et d’information prédictive (49 %).
La demande en matière de capacités d’alerte précoce est quasi universelle. Quatre-vingt-deux pour cent des répondants ont affirmé qu’être avertis à l’avance de la prochaine crise majeure touchant leur entreprise leur apporterait une valeur stratégique déterminante ou significative. La majorité (57 %) ont indiqué qu’un avis de trois à six mois d’avance serait la période d’anticipation la plus utile.
Ces résultats s’alignent étroitement sur les capacités de la plateforme Crisis24 AiiA propulsée par Palantir, lancée plus tôt cette année. Crisis24 AiiA est un outil de renseignements anticipatifs conçu pour aider les équipes de direction à identifier les menaces et les occasions émergentes avant qu’elles ne se présentent comme des surprises en salle de conseil. Cet outil vient compléter le réseau établi de Crisis24, composé d’analystes d’information, de centres d’opérations globaux et de capacités d’intervention de crise sur le terrain.
« Ce que ce sondage nous révèle, c’est que les dirigeants ne manquent ni de données ni de bonnes intentions », a déclaré Ansel Stein, vice-président, Évangélisation produit, Crisis24 AiiA. « Ce dont ils ont besoin, c’est d’un moyen de filtrer le bruit ambiant pour capter les signaux qui comptent vraiment, avec suffisamment de temps d’avance pour agir. L’outil AiiA a été conçu précisément pour répondre à ce problème. »
Les risques que les dirigeants veulent anticiper
Lorsqu’on leur a demandé pour quelles crises potentielles ils se sentaient le moins bien préparés, les hauts dirigeants ont pointé les cybermenaces (48 %), la désinformation alimentée par l’IA (46 %), l’instabilité géopolitique (45 %) et l’instabilité des marchés financiers (42 %).
Les signaux qu’ils souhaitent le plus surveiller dressent un constat similaire : les cybermenaces et les menaces numériques (53 %), les vulnérabilités des chaînes d’approvisionnement (37 %) et les répercussions des fluctuations des marchés financiers (35 %) arrivent en tête de liste.
Méthodologie
Ce sondage a été mené en ligne aux États-Unis par The Harris Poll pour le compte de Crisis24 du 3 au 18 février 2026. Les 303 répondants qualifiés étaient des adultes américains âgés de 25 ans et plus, employés à temps plein, occupant un poste de vice-président ou supérieur, et ayant une responsabilité totale ou significative dans les domaines des opérations, de la sécurité, des risques et de la conformité, de la stratégie et du développement des affaires, du recrutement et de l’intégration, ou du marketing et des ventes. Tous les répondants travaillent pour des entreprises comptant au moins 1 000 employés et générant un chiffre d’affaires annuel d’au moins un milliard de dollars. La précision d’échantillonnage des sondages en ligne de Harris Poll est calculée à l’aide d’un intervalle de crédibilité bayésienne. Pour cette étude, les données de l’échantillon sont exactes à plus ou moins 5,7 points de pourcentage, avec un niveau de confiance de 95 %. Cet intervalle de crédibilité est plus large lorsqu’on examine des sous-groupes spécifiques de la population sondée. Pour obtenir la méthodologie complète du sondage, y compris les variables de pondération et les tailles d’échantillons par sous-groupe, veuillez communiquer avec media@crisis24.com.
À propos de Crisis24
Crisis24, une plateforme mondiale renforcée par l’IA pour la gestion des risques liés au voyage, la communication de masse, la gestion des événements critiques, le conseil en sécurité et gestion de crise et les solutions de protection personnelle, y compris une pratique mondiale de conciergerie médicale, permet aux organisations de premier plan, aux marques disruptives et aux personnes influentes d’opérer en toute confiance dans un monde incertain. Soutenus par des technologies SaaS basées sur l’intelligence artificielle, des centres des opérations mondiales avancés et la plus grande équipe d’analystes d’information et d’analyse du secteur privé au monde, nous fournissons des informations localisées et des perspectives globales ainsi que des services médicaux, de sécurité, d’interventions en cas de crises, de renseignement intégré et de conseil en tant que partenaire privilégié d’entreprises du Fortune 500. Avec une plateforme intégrée et adaptable unique, Crisis24 présente un profil financier inégalé qui lui permet d’investir davantage dans la technologie que ses homologues de l’industrie. Pour en savoir plus, visitez crisis24.com.
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